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LES QUATRE CENTS COUPS
de François Truffaut
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Réactions
des élèves de 5ème A du collège René
Cassin de Ballan Miré
Dominique Jury, professeur de Lettres, a posé quelques questions
à ses élèves
Quelle
séquence du film avez-vous préférée
? Pourquoi ?
La
séquence du film qui ma le plus attiré
cest lorsque Antoine fait lécole buissonnière,
et quil voit sa mère en train dembrasser
une autre personne. Par le regard, ils se disent : Si
tu ne dis rien à ton père, je ne lui dirai
pas que tu as fait lécole buissonnière.
Julien Constantino
La
séquence que je préfère est celle
avec la psychologue, car elle est très intéressante.
On y apprend beaucoup de choses sur Antoine. De plus,
cette scène est très bien tournée.
Lutilisation de la voix off est une excellente idée.
Élodie Besnard
Que
regarde Antoine à la fin du film ? Que ressentez-vous
?
Antoine
regarde la caméra, cest à dire nous,
dans la dernière image du film. On ressent de la
tristesse pour un personnage auquel on aurait pu sidentifier,
une profonde injustice pour ce gamin qui a été
entraîné malgré lui dans une spirale
qui le mènera jusque dans un centre de détention.
On ressent du dégoût envers les parents dAntoine
qui labandonnent au moment où il a le plus
besoin deux, du dégoût aussi pour cette
justice injuste envers Antoine. Bref, on ressent
des sentiments très intenses, des sentiments qui
se rapprochent beaucoup de la tristesse, presque de la
colère.
Sylvain Zuber
À
la fin du film, Antoine regarde la caméra. On a
limpression quil ne sait plus où il
en est vraiment, quil se questionne ou quil
espère que lon vienne laider. Dun
autre côté, on pourrait croire quil
sinquiète.
Julie Forget
Antoine
regarde doù il vient, cest à
dire de la terre. On a limpression quil
repense à tout ce qui lui est arrivé, de
la punition en classe jusquà la prison.
Romain Rousseau
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Imaginez
la lettre qu'Antoine pourrait écrire à son père
au centre d'observation.
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Père,
Je suis malheureux là où je suis car tu mas
abandonné, moi, ton fils, enfin le fils de ta bien
aimée femme que tu adores. Je te signale quelle
te trompe avec quelquun dautre que je ne connais
pas. Je les ai surpris à sembrasser quand jai
séché les cours lautre jour. Je suis
sûr que cétait elle car elle ma
regardé dans les yeux. Enfin, pour en revenir à
mon cas, dans quelques jours, je passerai au tribunal des
enfants. Au centre de rééducation, je suis
rejeté par les autres. Eux, ça fait longtemps
quils sont là, moi, je suis le petit nouveau.
Je vais sûrement fuguer du centre comme je lai
déjà fait à la maison. Je veux refaire
ma vie tout seul, sans vous voir. Je vous dis adieu pour
la vie.
Antoine
P.S. : Ne montre pas la lettre à ma mère.
(Lettre de Terence Hélie)
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A
partir de la dernière image du film Les Quatre Cents
Coups, imaginez une suite possible.
Antoine goûtait de nouveau à la liberté.
Il prit une grosse bouffée dair frais et alla
sasseoir près de leau. Il était
perdu, il ne savait plus quoi faire. Il regardait la mer
au loin croyant peut être que ce serait elle qui lui
donnerait les réponses aux questions quil se
posait (...). Une idée lui vint alors : demain, il
ira retrouver René. Il ne savait pas encore comment
il allait sy prendre mais il était déterminé.
Cette pensée occupait tellement sa tête quil
oublia sa faim et comme le sommeil le gagnait, il sétendit
près dun arbre et sendormit. Il était
à peine dix heures lorsquAntoine se retrouva
le lendemain, devant le portail de chez René.
- Antoine ?!!
- Bonjour René...
René, reconnaissant la voix dAntoine était
sorti de chez lui très étonné (...).
Il questionna Antoine :
- Comment es-tu arrivé jusquici ?
- Hier, je me suis enfui du camp. Je suis arrivé
sur une plage. Après maintes réflexions, je
my suis endormi avec lidée et lenvie
de te revoir. Ce matin, jai été réveillé
par des policiers qui, apparemment, me cherchaient. Bien
sûr, ils ne mont pas vu et je me suis échappé.
Je suis retourné près du camp de redressement,
où jai réussi à chaparder un
vélo. Jai pédalé et encore pédalé.
Je voulais absolument arriver à Paris. Mes jambes
étaient lourdes mais lorsque jai aperçu
les rues de la grande ville que je connaissais si bien,
mon courage est revenu et me voici.
Tout en papotant, Antoine et René rentrèrent
dans la maison. Vers midi, ils déjeunèrent
dans la chambre du garçon, et Antoine, la bouche
pleine demanda à René :
- Penses-tu que ce que jai fait soit bien ?
Me sauver dun camp de redressement...
- Que veux-tu que je te dise maintenant que cest
fait, cest fait.
- Je dois me rendre, coupa Antoine.
- Te rendre ? Pour retourner en enfer !
- Mais réfléchis voyons. Je passerais
peut être deux ans enfermé, sous les ordres
stricts, mais après..., après je serais libre.
Deux ans de sacrifices pour repartir à zéro.
Pour reprendre mes études ou apprendre un métier.
Je pourrais montrer à mon entourage que je ne suis
pas un bon à rien.
René, hochant la tête :
- Réfléchis bien...
- Je sais que jai raison. Demain, jy retournerai.
Tu viendras maccompagner ?
- Tu peux compter sur moi, répondit René.
Et le lendemain, on vit René et Antoine, tous les
deux à vélo, en direction du camp de redressement.
Lorsquils arrivèrent, Antoine y trouva sa mère
et son beau-père. Les réprimandes fusèrent
de tous les côtés. René et Antoine furent
séparés. Lun retourna à Paris,
lautre resta au camp, mais... quatre ans plus tard,
ils étaient de nouveau réunis et travaillaient
ensemble dans une imprimerie.
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