Zoom sur...

... le documentaire Un animal, des animaux de Nicolas Philibert

Nicolas Philibert a fait parvenir à l'association " Collège au Cinéma 37 " un écrit expliquant ce qu'il voulait nous faire partager en réalisant le documentaire Un animal, des animaux, en voici un extrait :

" Il y a quelques mois, j'appris que la Galerie de Zoologie du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, fermée au public depuis plus d'un quart de siècle, allait être prochainement restaurée, et ouvrirait de nouveau ses portes en décembre 1993. Aussitôt germa l'idée du film sur ce " chantier " pas comme les autres (…)
Ce que le film propose, c'est une mise à distance, une médiation, le point de vue amusé et fouineur d'un cinéaste qui se serait introduit en ces lieux par effraction. (…) Filmer ces collections, c'est aussi découvrir la manière dont elles sont conservées (…) et il faudra également parler des postures, des pauses, des expressions dans lesquelles les spécimens ont été immortalisés (…) Et puis j'irai me glisser dans quelques-unes des réunions où scientifiques, architectes et muséologues décident du choix des animaux destinés à être exposés… "

Suite à la projection du documentaire Un animal, des animaux, de nombreux collégiens se sont interrogés sur le film. Par exemple, Karine Hollebeche en 5ème " Copenhague " du collège St Martin, s'est demandée si le documentaire est une simple copie de la réalité :
" On ne peut pas trop déterminer si un documentaire est une simple copie du réel, car si on en croit le dossier, on explique que Nicolas Philibert filme la réalité telle qu'elle est. Mais on dit bien que cette réalité n'existe que dans la mesure où on la regarde. Car, imaginons que nous soyons au tournage, Nicolas Philibert a sûrement fais certains trucages : pour les yeux des animaux par exemple, il a pris une lampe de poche pour faire plus réel, mais il en utilise très peu. De plus, la rénovation dure 3 ans, il y a 45 heures de tournage et la séance dure une heure ; il a été obligé de faire des coupes. On conclut qu'il ne peut pas copier toute la réalité, il n'en prend que certains morceaux. "

Ismaël Chelghaf, élève de 5ème au collège Lamartine à Tours nous a fait parvenir son article donnant ses impressions sur le documentaire :
" … Ça y est, les voix se sont tues, le film peut enfin commencer. Nous vîmes la restauration du Muséum National d'Histoire naturelle très endommagé durant la guerre ; j'ai été submergé par sa grandeur, de grandes diversités d'animaux y étaient représentées, de l'énorme éléphant au petit papillon ne dépassant guère les deux centimètres, en passant par les mammifères et les poissons, et je fus étonné des différentes façons de naturaliser les animaux, en tannant la peau et en remplaçant les yeux par des billes de verre. Dommage que ce fabuleux documentaire ne durait qu'une heure. "

Anaïs, élève au collège Les Récollets à Tours, nous a fait part de ses réflexions sur ce documentaire :
" Je trouve que c'est une bonne idée de tourner ce film en son direct ; cela change des autres films et ça donne une autre impression lors de l'écoute. Il est vrai que les animaux sont extrêmement bien fiats et que l'on a l'impression qu'ils sont vivants. Leurs visages sont très expressifs et pour nous les montrer, le réalisateur a fait des gros plans… "

D'autres points de vue nous sont parvenus de ce collège, comme celui-ci :
" D'habitude, je n'aime pas trop ce genre de films, mais celui-ci était bien ! Ce qui était beau, c'est la grande parade des animaux et les différentes images des singes. Par contre, ce que je n'ai pas aimé, c'est le moment où ils mettaient le phoque ou l'otarie dans le sel. "

Des avis partagés au collège Jules Ferry à Tours…
" J'ai bien aimé ce film pour la passion de ces personnes à leur donner vie ", cite NORMAN

" J'aime ce documentaire car ce musée montre la diversité du monde vivant aujourd'hui " pense SÉBASTIEN

" On a l'impression de voir des animaux vivants que l'on n'a jamais vus et que l'on ne verra jamais si plus tard on ne voyage pas " écrit LUCIE

" Le tigre, l'éléphant et le lion paraissent très réels grâce à leur regard " cite JEAN BAPTISTE

" J'ai aimé ce documentaire qui parle des animaux car il leur donne une deuxième vie " SAÂD


" Je n'ai pas aimé car je trouve que ce n'est pas pareil de voir des animaux empaillés ou des animaux vivants, je préfère voir des animaux vivants ", pense CLÉMENCE
MATHILDE, GUILLAUME, PAUL, TRISTAN préfèrent également voir les animaux dans leur milieu naturel.